Je ne sais plus quand j'ai voulu voler mais c'était
il y a longtemps. J'ai 35 ans. J'ai commencé à
apprendre vers l'âge de 22 ans. Un apprentissage très
morcelé jusqu'à ce que je rencontre Delta-Auvergne.
Quatre instants de découverte m'ont marqués.
Le premier s'est passé la première fois que
l'aile m'a portée suffisamment pour me permettre de
faire un long pas de 5 ou 6 mètres. Cette instant m'a
rappelé la joie qu'avaient exprimée les inventeurs
de l'aviation lors de leur premier saut de puce. Je revois
les images d'une vieille série télé sur
l'aviation appelée "Les faucheurs de marguerittes".
Le deuxième instant s'est passé lors de mon
premier vrai grand vol, au site du Bien à Job avec
Jean-Claude et Christian (Delta-Auvergne). J'étais
le seul élève car la saison démarrait.
J'avais déjà fait 3 ou 4 petits vols de 100
mètres en Normandie, et 2 ou 3 treuillés près
de Paris. Mais, pour ce vol, le dénivelé était
de 350 m. Il y avait un peu de vent. Comme dit Jean-Claude
dans ces cas là : "tu pilotes". Le double
guidage radio de Jean-Claude au décollage et de Christian
pour l'approche et l'atterrissage m'a donné confiance
et j'ai pu vivre un moment d'exception.
Le troisième instant dont je me souviendrai longtemps
est le moment où je suis passé en vol couché.
Les premiers vols se déroulent débout. Au passage
en vol couché, j'ai ressenti ce que j'avais toujours
recherché, voler comme un oiseau. C'est une position
très confortable et la Terre est sous nos yeux. En
terme de plaisir et de sensation, il y a pour moi un gap sérieux
entre voler couché et voler debout. C'est peut-être
pour cette raison que je n'ai pas le sentiment de voler en
parapente même après un magnifique biplace au
dessus du lac d'Annecy et d'une journée d'initiation
au club d'Evreux (27), Eurenciel. Pourtant, le parapente présente
de réels avantages en commencçant par les très
faibles contraintes de transport.
Le quatrième instant inoubliable s'est déroulé
lorsque j'ai enroulé un thermique pour la première
fois. Je suis resté près d'1 heure en l'air
et je suis monté 400 mètre au dessus du décollage.
Pourtant, je partais pour rejoindre l'atterrissage quand,
en chemin, j'ai rencontré un thermique que Jean-Claude
a immédiatement repéré et m'a demandé
d'enrouler. Jean-Claude m'a demandé d'enrouler avant
même que le vario chante!
Quatre moments d'exception toujours présents. Je remercie
très chaleureusement Jean-Claude et Christian de m'avoir
permis d'accèder à ces sensations avec un sentiment
de sécurité qui permet un plaisir entier.
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site d'élèves
de l'école Delta-Auvergne spécialisée dans l'enseignement
du deltaplane